Les personnels de santé, du médicosocial, du social, des Ehpad et de l’éducation nationale seront mobilisés pour exiger des moyens conséquents pour de bonnes conditions de travail assurant ainsi un service public de qualité pour tou·te·s les usager·ère·s et patient·e·s.

De meilleures conditions de travail cela passe aussi par des moyens matériels fiables sur le long terme et donc, par le renforcement de toute l’industrie de la santé sur le territoire, en proximité avec les besoins, dotée d’une planification de la production en réponse à l’intérêt général de toute la profession comme de la population, en totale indépendance des logiques de marchés et des vautours de la spéculation boursière.

Toutes et tous seront en grève pour la reconnaissance de leurs métiers et une revalorisation salariale et professionnelle conséquente avec un dégel immédiat de la valeur du point d’indice.

Il et elles seront rejoint par les travailleurs des industries pour exiger une politique industrielle de santé planifiée durablement au service de la vie humaine ! Nos vies valent plus que les profits !

Pendant plus d’un an, toutes et tous ont multiplié les actions pour alerter sur la situation de l’hôpital, des urgences, des déserts médicaux, de l’accueil des personnes âgées laissant craindre, en cas de vague épidémique, de véritables catastrophes sanitaires.

De leurs côté, les travailleurs des industries de la santé (dispositifs de santé et du médicament) ont alerté sur les fermetures d’usines, les délocalisations et les plans de réorganisations successifs, qui n’ont eu pour seul effet que d’augmenter toujours davantage la part de la richesse distribuée aux actionnaires, alors que l’investissement pour l’emploi, la recherche et l’outil de production est en déclin depuis près de 20 ans.

Pendant tous ces mois, ils ont été méprisés, voire matraqués par le pouvoir en place. Les différents ministres ont soit minimisé la crise à l’hôpital, soit affiché des promesses qu’ils n’ont pas tenues.

Avec le Coronavirus, les alertes répétées des personnels soignants et des travailleurs des industries de la santé sont devenues une réalité et l’engorgement des services de réanimation, le manque de lits en soin de suite pour des malades lourdement atteints, la nécessité de transférer des patient·e·s très malades en train à l’autre bout du pays, la fermeture des services jugés non urgents, la surmortalité enregistrée dans les maisons de retraite, l’absence criant de matériel adapté ; Respirateurs, masques et surblouses de protection en nombre, les internes et étudiant·e·s en santé réquisitionné·e↓s travaillant souvent sans protection et pour un salaire de misère… leur ont malheureusement donné raison.

Toute la politique de casse de l’hôpital et, plus largement, de la santé, de son industrie, de la sécurité sociale et de la protection des populations les plus fragiles, doit être abandonnée. Cela a sauté aux yeux de la population, inquiète face à la pandémie. Des élans de solidarité populaires se sont noués avec eux, notamment tous les soirs à 20 h 00 au cours d’applaudissements soutenus dans tout le pays.

Après les médailles en chocolat, il est temps de passer aux actes !

Il est temps de considérer prioritaire la réponse aux besoins de la population et d’engager, au sortir de cette crise sanitaire, un plan de programmation et de reconstruction de tout le système de soins comme de l’ensemble des services publics, adossé à une véritable planification industrielle de la santé, au service de l’intérêt général.

Déjà, le projet Ségur voulu par le gouvernement montre ses limites et ressemble à une nouvelle imposture débouchant sur des mesures confortant la politique libérale qui prévaut depuis des années.

Au contraire, les organisations syndicales et de jeunesse apportent leur soutien et invitent le plus grand nombre à participer aux nombreuses mobilisations déjà programmées le 16 juin et à toutes celles en cours nommées « les mardis de la colère ».

Agissons pour la revalorisation générale des salaires de tous les personnels, la reconnaissance de leurs qualifications, un plan de formation pluridisciplinaire et un plan de recrutement de personnels, la suppression de la sélection et la création de places dans les filières de santé, un renforcement des moyens financiers pour les établissements, une augmentation substantielle des budgets 2020 et 2021, l’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits, la garantie de l’accès de la proximité́ et de l’égalité́ de la prise en charge pour la population sur tout le territoire.

Toutes et tous mobilisé·e·s le 16 Juin pour la santé et son industrie. C’est de nos vies dont il s’agit !

Rassemblement national des personnels de santé pour notre système de Santé et d’action sociale, un plan de recrutement et de formation des personnels à hauteur des besoins, l’abandon des restructurations et des fermetures d’établissements…

RDV à partir de 13h00 devant le ministère de la Santé, 14 avenue Duquesnes à Paris. Métro : Ecole militaire.