Les primes, mêmes soumises à cotisations, sont des modes de rémunération aléatoires qui s’inscrivent avant tout dans la logique du capital.

Dans la majorité des cas, elles expriment la volonté d’associer les salariés à des objectifs de productivité, de rentabilité que se sont fixés les employeurs. Les primes ont souvent pour objectif d’empêcher ou d’atténuer des revendications en matière de salaire effectif, mais aussi de conditions de travail qui, sans ces primes, seraient jugées inacceptables : travail salissant, travail de nuit (cancérogène), allongement du temps de travail (heures sup), absence de moyens de transport pour se rendre sur son lieu de travail, etc.