RETOUR SUR LE CSE unique ALSA du 20 septembre 2018 :

Que peut-on retenir de cette plénière ? Que le CSE unique est vraiment unique !

En effet, la direction refuse toujours la diffusion des effectifs mensuels tels que décrits dans notre déclaration (plus bas) et alors que cette demande est largement majoritaire au sein de l’instance.

La direction refuse aussi de joindre aux procès-verbaux les présentations support à l’information, montrées en plénière. En l’occurrence, la dernière en date concerne la mutuelle, cela vous intéresse donc toutes et tous, et bien pour le moment…

La direction n’est pas favorable aux prises de notes par une société extérieure lors des réunions des commissions locales RIC-ASC et SSCT. Par rapport aux pratiques CE et CHSCT, il s’agit là d’un vrai recul. Comment serez-vous informés dorénavant ?

À cette date, on attend toujours la diffusion des PV des plénières de CSE de juillet, pourtant sous la responsabilité théorique de la secrétaire, représentant l’ensemble des élus.

La CGT a donc lu la déclaration suivante :

Les demandes que les élus ont portées pour la plénière de ce jour sont passées à la moulinette de la direction:

Au sujet des caméras installées dans et autour du bâtiment Nova et des modifications des moyens de communication et d’alerte dans les halls d’essais du CRPS, on s’interrogera pourquoi la direction finit par inscrire une information simple et non la consultation des représentants du personnel, qu’ils demandaient selon les termes de la loi…la CGT reste convaincue, renforcée dans son avis par le conseil du CSE (JDS avocat) que les consultations s’imposent.

Pour que la direction n’aille pas plus loin dans l’entrave mais surtout pour que les salariés, via leurs représentants, soient impliqués dans les décisions qui sont prises sur « le plus près de leur quotidien », la CGT demande à la direction d’ALSA de mettre en œuvre ces consultations.

Au sujet du suivi des effectifs des salariés, moteurs de l’activité, la CGT questionne la direction :

Pourquoi ne veut-elle pas tout simplement fournir les effectifs mensuels et nominatifs par groupes avec les entrées et sorties à dates et prévues ? Que craint-elle ?

A quoi cela lui sert-il sauf de rendre aveugle les élus et les salariés et déposséder ces derniers du volet collectif de leur travail et du sens social qu’ils pourraient y trouver ?

Au sujet des procès-verbaux, la CGT réclame bien sûr que les salariés et l’information qui leur est due soient aux cœur des préoccupations de l’instance. Cela passe par le respect des sujets demandés à l’ordre du jour par les élus, la diffusion de celui-ci et la diffusion des minutes et procès-verbaux.

Mutuelle :

Nous vous avions déjà informés l’année dernière, la mutuelle était déficitaire en 2016 et 2017. La cagnotte  de 600 k€ héritée de KLESIA St Germain vers Génération SMI MUTUELLE a permis de combler le déficit 2016 ! Il y a un an, la direction a unilatéralement décidé une hausse de 30% de cotisation des ayants droits pour combler le déficit. Nous avions critiqué cette décision et demandé une hausse de 13% pour tous les cotisants afin de mutualiser l’effort financier solidairement. Devant la négative, la CGT a dénoncé l’accord Frais de Santé.

À ce jour, le déficit prévisionnel de l’année 2018 est de 14% et on s’attend à ce que la direction annonce une hausse des cotisations des salariés et une cotisation spécifique pour les conjoints. La direction doit prendre sa part, celle de 32€ actuellement n’est pas un cadeau, elle est le résultat de la négociation de 2015 !

Fermeture des établissements pour les congés de fin d’année :

  • EMS ne ferme pas.
  • Le Siège ferme.
  • Bastille ferme parce que la direction du Siège l’a décidé début 2018, sans consulter les intéressés.
  • Le CSE a été consulté sur la fermeture du CRPS, il s’y est opposé par 14 votes contre et 4 abstentions. En effet, la direction n’a procédé à aucun sondage et les élus jugent qu’au dessus d’un seuil à définir, l’établissement peut rester ouvert. Cela permettrait de redonner de la liberté aux salariés.

NÉGOCIATIONS A VENIR

Egalité professionnelle 

La négociation Qualité de Vie au Travail et Égalité professionnelle qui a déjà fait l’objet de trois séances entre l’automne 2017 et mai 2018, reprendra en octobre. On comprend même qu’elle repartira de zéro.

La CGT n’est plus représentative à ALSA selon les termes de la loi (tout en l’étant dans le collège AMT-EO), elle ne pourra plus négocier. Cela ne l’empêche pas de travailler le sujet :

Quid du constat du plafond de verre qui s’impose aux femmes non cadres et des revendications d’une vraie analyse comparée des parcours professionnels ? L’employeur en était resté à vouloir attendre la fameuse future loi sanctionnant les écarts salariaux patents. Cette disposition ne révèlera probablement pas grand-chose de la situation à ALSA puisque c’est sur l’évolution de carrière que le problème se joue.

On rappellera que l’égalité professionnelle a aussi pour champ celle entre les âges, entre les élus et non élus et là, les chantiers restent entiers.

Salaires 

La fin de l’année est aussi la période de la pseudo négociation sur les revalorisations salariales, l’emploi et les conditions de travail.

Si vous refusez ces simulacres, les revalorisations bien éloignées des besoins financiers et de reconnaissance, l’individualisation à outrance, les chantages à la signature, il va falloir vous faire entendre. La CGT est prête à agir, comme elle l’a toujours été, mais c’est vous qui détenez les clés du rapport de force.

Vous aussi si vous ne voulez pas en rester là, rejoignez-nous !

Rejoignez le collectif CGT !