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Réforme de l’entretien professionnel : une avancée en trompe-l’œil ?

Une réforme qui sent le piège du patronat

La loi du 24 octobre 2025, présentée comme une « modernisation » du dialogue social, transforme l’entretien professionnel en . Derrière les beaux discours sur l’accompagnement et la formation, nous voyons clair : cette réforme peut devenir l’outil au service des . Les employeurs, le CAC40 en tête, pourraient bien utiliser ces entretiens pour organiser des départs forcés, des reconversions subies ou des mises au placard, sous couvert de « gestion des compétences ».

La CGT n’est pas dupe : cette réforme ne doit pas servir à ou à justifier des suppressions d’emplois. Nous refusons que les parcours professionnels des salariés soient dictés par les intérêts du capital.


Un calendrier imposé : attention aux dérives

La périodicité des entretiens est revue :

  • Dès l’embauche, un entretien dans l’année.
  • Tous les 4 ans, un entretien systématique.
  • Tous les 8 ans, un bilan complet.

Mais attention : les accords d’entreprise peuvent moduler ces délais. Il est à craindre que certaines directions, sous prétexte d’adaptation, ne repoussent les échéances ou ne transforment ces entretiens en pures formalités. Nous exigeons que ces rendez-vous soient garants du déroulement de carrière, et non des cases à cocher pour se mettre en règle.

Une question reste en suspens : pour les salariés ayant déjà eu un entretien avant octobre 2025, ? La CGT exige une clarification immédiate pour éviter que les droits ne soient bafoués.


Un entretien « élargi » : entre progrès et risques de manipulation

L’entretien doit désormais aborder :

  • Les compétences et leur évolution (mais pas pour justifier des licenciements !).
  • Les perspectives de mobilité (à condition que ce ne soit pas une façon de pousser vers la sortie).
  • Les besoins en formation (qui doivent être réellement financés, et non des promesses en l’air).

La CGT met en garde : ces entretiens ne doivent pas devenir un outil pour identifier les salariés « peu adaptables » et les écarter. Nous refusons que la formation professionnelle soit utilisée comme un paravent pour organiser des départs.

Nous exigeons :

  • Des formations professionnelles qualifiantes, accessibles et ambitieuses, pas des stages bidon pour remplir des cases.
  • La transparence totale sur les abondements du CPF et les droits à la mobilité.

Les seniors dans le collimateur ?

La réforme prévoit des mesures spécifiques pour les salariés de plus de 45 ans :

  • Un entretien dans les 2 mois suivant la visite médicale de mi-carrière.
  • Un focus sur l’aménagement du poste et la prévention de l’usure professionnelle.

La CGT dénonce le risque : ces entretiens pourraient servir à , sous couvert de « transition douce ». Nous refusons que les aménagements de fin de carrière soient utilisés pour éviter des embauches ou accélérer des départs.

Nous revendiquons :

  • Des vrais aménagements pour permettre aux seniors de travailler dans la dignité.
  • Aucune pression pour accepter des temps partiels ou des retraites anticipées non choisies.

Sanctions en cas de non-respect : un leurre ?

En cas de non-respect des obligations, l’employeur doit abonder le CPF de . C’est une avancée largement insuffisante :

  • Pourquoi seulement 3 000 € ? Les employeurs doivent payer le prix fort s’ils bafouent les droits des salariés.

Nous exigeons :

  • Des sanctions dissuasives pour les employeurs qui ne respectent pas la loi.
  • Un contrôle strict par l’inspection du travail.

Après les absences : un droit à l’accompagnement, pas à la pression

Un entretien est prévu après un congé maternité, parental, maladie, etc. C’est essentiel, mais restons vigilants :

  • Ces entretiens ne doivent pas servir à ou à mettre la pression sur les salariés fragilisés.
  • Ils doivent permettre un vrai retour dans de bonnes conditions, avec des aménagements si nécessaire.

Nous exigeons

  1. Pas de détournement : Ces entretiens ne doivent pas servir à organiser des plans sociaux déguisés et des licenciements ciblés.
  2. Des moyens concrets : Pas de belles promesses sans budgets et dispositifs réels.
  3. Transparence totale : Air Liquide doit informer clairement tous les salariés de leurs droits.
  4. Vigilance sur les seniors : Pas de mise au placard sous couvert d’accompagnement de fin de carrière.
  5. : Les accords d’entreprise doivent être négociés avec les syndicats, pas imposés.

Mobilisons-nous pour faire respecter nos droits !

Cette réforme, si elle n’est pas encadrée, pourrait bien devenir pour flexibiliser, précariser et licencier. La CGT ne laissera pas faire.

Nous exigeons :

  • Que ces entretiens servent l’émancipation des salariés, et non les intérêts du capital.
  • Que chaque salarié d’Air Liquide puisse réellement en bénéficier, sans pression ni manipulation.

 

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