#Greve05Octobre : Colères, injustices et inégalités, un tour de force et de mobilisation sociale


Plus de 160 000 manifestants disaient hier dans toute la France leur mécontentement face aux choix du gouvernement.

Actifs comme retraités, ils se sont retrouvés dans l’un des 200 rassemblements qui a eu lieu hier mardi 5 octobre.

Issus de tous les secteurs d’activité et de différentes administrations, ils sont venus dire leur ras-le-bol face aux conditions de travail dégradées, aux salaires et aux pensions qui stagnent pendant que le coût de la vie augmente. Ils disent aussi l’importance de services publics forts et accessibles à tous.

A l’Air Liquide et à l’approche des « discussions annuelles » (que l’on ose même plus appeler négociations), sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail, personne n’est dupe. La direction générale à l’image de ses homologues du CAC 40 a déjà décidé de sa feuille de route en écho aux revendications du MEDEF et aux attentes des actionnaires.

L’objectif : Satisfaire la classe très organisée de l’oligarchie patronale et financière : Toujours plus de profits, de financiarisation et de privatisation de notre société et de nos vies pour leurs intérêts individuels et privés.

Le moyen : Diviser pour mieux régner tout en profitant de la crise sanitaire devenue crise économique et sociale pour accentuer la pression sur les résultats et les attaques sur les droits et garanties collectives des travailleurs.

Les conséquences payées par les seuls travailleurs :

· 100 % de suppressions d’emplois déguisées dans le cadre de projets de modernisation et d’optimisation renforcées à coup de subventions gouvernementales (CICE, CIR, plan de relance,…)

· 0% d’augmentation collective des salaires – et donc des cotisations sociales – au profit d’une politique de rémunération individualisée et financiarisée fiscalement avantageuse pour le patronat (Augmentations individuelles à la tête du client, primes sur objectifs souvent
inatteignables, intéressement)

· 0% pour les qualifications et blocage volontaire des déroulements de carrières pour la majorité des travailleurs ayant plus de 10 ans d’ancienneté dans le groupe afin de les pousser au découragement et à la démission.

· Infantilisation et mépris de l’engagement des travailleurs à travers un mille-feuilles d’outils de pilotage RH et managériaux basées sur l’individualisation, le contrôle permanent et l’endoctrinement (Code de conduite et d’éthique, plateforme téléphonique de dénonciation –
EthiCall, évaluation officieuse de travailleurs par d’autres travailleurs, encouragement à la performance dans la compétition, stigmatisation et chasse aux militants syndicaux…)

D’année en année, l’illusion cède la place à la certitude. Pour la compétitivité et la croissance, le groupe Air Liquide déroule sa politique sociale quoi qu’il en coute !

N’attendons rien des simulacres de négociations. Le progrès social se gagne dans l’unité des travailleurs et par la lutte !