L’effectivité du droit de l’égalité entre les femmes et les hommes, comme entre tous les salariés au travail et dans la vie.

Imposer partout l’engagement de négociations sur l’égalité professionnelle (recrutement, formation, promotions, rémunérations). Elles doivent aboutir à la suppression des écarts de rémunération et de déroulement de carrière.

Exiger de renégocier à tous les niveaux les critères de classification afin de revaloriser les
métiers, les compétences et les savoirs faire.

Garantir une articulation vie personnelle/vie professionnelle, en imposant une organisation
du temps de travail qui garantisse notamment l’égalité dans le déroulement de carrière.

C’est dans une perspective d’émancipation et de progrès social pour toutes et tous que la CGT combat les inégalités de sexe, les idées et comportements sexistes, les stéréotypes «culturels» qui tendent à justifier et perpétuer les inégalités entre les femmes et les hommes.

La CGT agit pour la liberté pleine et entière des femmes, au travail et dans la société

un véritable déroulement de carrière pour toutes les femmes et un accès aux postes à responsabilité;
la revalorisation des métiers à prédominance féminine et l’application du principe «à travail de valeur égale, salaire égal»;
l’égalité d’accès à la formation continue qualifiante pour toutes les catégories professionnelles à prédominance féminine ;
un vrai partage des temps sociaux : vie professionnelle, familiale et sociale;
le droit pour toutes les femmes de bénéficier de conditions de travail dans un environnement qui respecte leur santé;
le droit à un environnement de travail sans pression sexiste, sans harcèlement et sans violences sexuelles;
une organisation du travail qui ne repose plus sur une division sexuée du travail.


Le droit à une protection sociale solidaire, généralisée et de haut niveau tout au long de la vie.

La protection sociale vise à protéger les individus des aléas et des évolutions de la vie ainsi que des ruptures avec le marché du travail : maladie, maternité, accidents du travail, invalidité, perte d’autonomie, chômage, retraite, éducation des enfants.

L’économie française souffre d’une insuffisance chronique des investissements productifs, tandis que les placements financiers et les distributions de dividendes sont de plus en plus dominants.

Sous la pression des marchés financiers, les chefs d’entreprises tendent à juger que les investissements productifs ne sont pas suffisamment rentables, tandis que les placements financiers sont plus avantageux. Il faut donc établir une logique qui pénalise les investissements financiers au profit d’une logique d’investissements productifs, créateurs d’emplois et améliorant les niveaux de qualification et de rémunération ainsi que les
capacités de production.
Cette proposition de réforme du financement remet en cause le principe même des exonérations de cotisations.

Notre proposition repose sur les principes suivants :

la contribution des employeurs doit demeurer une cotisation, c’est-à-dire être prélevée dans l’entreprise (et non sur le consommateur) ; elle doit être affectée à la Sécurité sociale ;
tous les éléments de rémunération doivent être soumis à cotisations ;
la nouvelle répartition entre les entreprises doit tenir compte de la valeur ajoutée et de l’importance de la masse salariale. D’où l’idée de taux différenciés, modulés, suivant les entreprises ;
le mode de calcul des cotisations sociales doit favoriser le développement de la masse salariale et non pas inciter à la réduction des salaires et du nombre de salariés. D’où l’idée d’une différenciation, d’une modulation, du taux en fonction de la gestion de l’emploi et des salaires ;
le mode de calcul doit aussi favoriser l’investissement productif et pénaliser la financiarisation. D’où l’idée d’une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.