Ce 09 décembre, les salariés du groupe Air Liquide réunis en assemblées générales ont voté la reconduction du mouvement de protestation et de grève pour la journée du mardi 10 décembre.

Conséquence directe de l’entêtement du gouvernement pour imposer sa réforme des retraites, la production s’annonce fortement réduite sur les sites du Blanc-Mesnil et de Mitry-Mory, comme sur l’ensemble des plateformes industrielles, filiales et secteurs du groupe Air Liquide partout en France.

Comme 70% des français, une importante majorité des salariés d’Air Liquide restent solidaires avec les grévistes et soutiennent sans réserves le mouvement initié le 05 décembre. Ils ont raison car ce que nous promet le gouvernement est à l’image des politiques salariales successives que subissent les salariés depuis tant d’années. Comme pour nos emplois, nos salaires et nos conditions de travail, ce système par point va faire de nos retraites une variable d’ajustement au détriment de nos vies !

Au delà et dans l’élargissement à l’ensemble de leurs revendications, les salariés exigent une autre répartition de la richesse créée.

  • Hausse des salaires et donc des cotisations par l’augmentation de la valeur du point qui stagne depuis plusieurs années
  • Reconnaissance des qualifications et des savoir-faire par la revalorisation des classifications (coefficients) et des déroulements de carrières conformes
  • L’application pour tous les salariés du groupe Air Liquide de la convention collective la plus favorable, quelque soit le secteur d’activité.
  • une réelle égalité salariale femmes/hommes
  • Des droits salariaux attachés à la personne et la sécurisation des carrières professionnelles

Augmenter les salaires et les traitements influe directement sur le niveau des retraites et assure des recettes supplémentaires pour la Sécurité sociale – et donc le système de retraites – par le biais des cotisations sociales.

Pas besoin de réforme pour réduire les années de référence de calcul des pensions aux dix meilleures années dans le privé ou aux six derniers mois dans le public pour réduire les inégalités et minimiser l’impact des « accidents » de carrière.

Pas besoin de réforme pour élargir le droit aux départs anticipés pour les métiers pénibles plutôt que de stigmatiser celles et ceux qui en bénéficient.

Revoir la politique d’exonération de cotisations patronales. Celles-ci sont inefficaces pour l’emploi et amputent le régime de retraite de recettes supplémentaires. Les cotisations sociales doivent servir au plus grand nombre, pas aux actionnaires.

Paris, le 09 décembre 2019

Vous aussi si vous ne voulez pas en rester là, rejoignez-nous !

Contact presse : Bureau du syndicat, FaceBook, Twitter.