Dans son tract « goog.porté » du 1er février dernier, la direction exige la signature des Organisations Syndicales en échange, tous comptes faits et refaits, de 5 €uros d’augmentation du complément, à la prime de vacances, versé pour chaque enfant.

Par ailleurs, en cas de non-signature, l’enveloppe d’augmentation, virtuelle, ne serait plus de 1,5%… mais de 1,2%…

Même si cela ne change rien à l’évolution réelle de nos salaires, nous sommes ici loin de ses justifications en forme de pleurnicheries, sur « la crise »… Qui, soit dit au passage, n’affecte pas les distributions faites aux gros porteurs du titre.

Si, comme elle nous l’explique, « l’environnement économique incertain » permet à la direction, d’augmenter certains salaires de 1,5% en moyenne, pourquoi revenir à 1,2% en cas de divergences dans nos appréciations de la situation économique ?

En réalité, nous sommes, à nouveau, soumis à un chantage « gratuit »… « Quand on cède au chantage une fois ! »… Le conseil est bien connu…

De là à imaginer que nos patrons useraient jusqu’à l’abus, de ces méthodes de gangster…

C’est peut-être la seule excuse qu’on pourra trouver aux Organisations Syndicales qui y ont déjà cédé plus souvent qu’à leur tour…

Alors, pour 2018 ?… « Patron ! Remettez-nous ça »… Il n’y a d’ailleurs, même plus à demander… Les « maîtres chanteurs » envoie leurs ultimatums, sans préavis, par « message électronique ». Une facilité de communication que la direction interdit toujours aux représentants du personnel…

Et l’esprit de « Négociation loyale et sincère » dans tout ça ?… Ne parlons pas du paritarisme…Des mots, à usage du service communication, rien de plus… Voilà qui promet pour la « Suite Macron » à venir…

La direction ne daigne même plus répondre à nos questions sur la portée des mesures ou des maigres alternatives qu’elle impose.

  • Enveloppe globale de 1,5 %… Donc… Mais pour qui ?

Aucun engagement sur le nombre de salariés augmentés,

Aucun engagement sur le minimum (à part zéro évidemment),

Et encore moins sur la moyenne de ces augmentations…

  • Seule mesure collective, 70% des salariés percevant moins de 34 000 €uros auront une augmentation de leur salaire de base…

C’est-à-dire que 30% n’auront rien, quelle que soit leur performance…

Ne perdons pas de vue qu’il est toujours question d’augmentation individuelle…

Au bout des comptes, et des « contes », la direction exige en fait de vos représentants, une signature en blanc lui permettant de distribuer, à qui bon lui semble, un pourcentage d’augmentation allant de zéro, donc, à 8, 10 15% ?… Voir plus ?…

On peut évidemment espérer être de ces « happy few » ?… Ou dans le pire des « second choix », abonnés à « l’ordinaire » du saupoudrage…

Alors que d’autres devront se contenter de l’augmentation de leur prime d’ancienneté… Tant que cela perdurera.

Mais notre rôle serait-il de cautionner cette distribution de « jeux de grattage », dont seule la direction connait la règle ?

Champigny – Vitry, le 07 février 2018