Le Comité d’entreprise européen du groupe Air Liquide est actuellement informé sur un projet de réorganisation des activités Finance de la branche Industries en Europe.

Ce projet à 10 millions d’euros qui repose sur la mise en place d’un Centre de services partagés au Portugal à Lisbonne, a des répercussions sur l’emploi et les conditions de travail dans plusieurs pays européens.

Les conséquences sont lourdes pour l’emploi, touchant une population assez fragile puisque 30% des salariés ont plus de 50 ans et 32% ont une faible ancienneté.

Selon les experts mandatés au niveau européen, ne pas transférer tout l’effectif au sein du Centre de services partagés ne serait pas plus cher et de plus, cela réduirait les risques et difficultés du projet.

De plus et à la lumière d’un projet similaire réalisé en France, nous savons que le transfert des missions à un Centre de services partagés risque fort de se traduire par la reprise des tâches par les équipes locales, avec un supplément de travail et de tension, sans compter les conséquences collectives et individuelles pour les salariés concernés par les suppressions d’emploi.

Cette augmentation de charge est de nature à compromettre à la fois les conditions de travail, l’équilibre économique du projet et la qualité réelle de service.

A ce stade rien ne garantit que dans la réalité, les engagements de la Direction en vue de maintenir les emplois des salariés concernés ne soit pas qu’un écran de fumée car en effet, c’est aux équipes des Directions locales de traiter ces questions avec les représentants des travailleurs, sachant que les droits sociaux en Europe sont de natures différentes en fonction des pays.

En conséquence, nous revendiquons le fait que la Direction prenne de véritables engagements écrits en faveur du maintien des emplois, des formations des salariés et du maintien des qualifications.

Sur les 11 pays concernés, 7 fonctions vont subir un taux de suppression de postes supérieur à 60 %.

Les pays les plus fortement impactés en termes de nombre de postes supprimés sont :

  • l’Italie, avec 32 postes supprimés ;
  • la Belgique, avec 12 postes supprimés ;
  • la Suède, avec 11 postes supprimés.

La procédure d’information / consultation du Comité européen est loin d’être une simple formalité, c’est une obligation légale en défense des intérêts des salariés.

Pour l’heure, les salariés en Italie et en Belgique (voir communiqué ci-dessous) ont décidé d’un mouvement de grève en protestation contre ce projet.

A l’opposé d’une méthodologie « BIG BANG » telle que la Direction Générale du groupe Air Liquide l’envisage, nous considérons que d’autres solutions socialement responsables existent et nous exigeons pour pouvoir rendre un avis éclairé que l’ensemble des scénarios possibles fassent l’objet d’une analyse comparée qui permettra de convaincre les membres du Comité d’entreprise européen.

La CGT avec l’ensemble des membres du Comité d’entreprise européen restent solidaires en soutien de l’ensemble des salariés.

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Communiqué Belgique