La Confédération Générale du Travail regrette que la Direction ait décidé unilatéralement de mettre fin à la négociation et ce, malgré notre proposition de pouvoir négocier de façon sérieuse et loyale à la fois sur le montant de l’enveloppe et sur sa répartition.

Les rapports d’expertise mis à disposition du Comité d’entreprise lors des consultations obligatoires démontrent que la politique salariale et sociale d’Air Liquide IT doit être significativement réalignée pour conserver un bon niveau afin de mieux correspondre aux acteurs économiques comparables dans ce domaine d’activité.   

Les organisations syndicales ne disposent d’aucune transparence ni d’opportunités de contrôle sur l’affectation et la répartition de l’enveloppe proposée à la négociation.

Une politique de rémunération juste et équitable se fonde sur une réelle contrepartie du travail fourni et nous déplorons une fois encore la politique salariale aujourd’hui menée au détriment de la collectivité de travail et des efforts fournis par tous les salariés de l’entreprise. Dans cet esprit la CGT, avait fait les propositions suivantes :

 

  • Des enveloppes d’augmentation encadrées : 700 € min (2% salaire le plus bas) à 2500 € max (1,8% du salaire le plus haut)
  • Revalorisation des salaires inférieurs à 55K € (79 salariés concernés).

 

Le projet proposé par la direction comprend une augmentation de la subvention cantine à hauteur de 0,50 € par repas. Or, cette disposition ne profitera pas à l’ensemble des salariés d’Air Liquide IT et notamment à ceux basés au siège social de l’entreprise (75 Quai d’Orsay).

Par ailleurs, la négociation de la subvention cantine est du domaine du Comité d’entreprise en regard des sommes versées au titre des œuvres sociales et culturelles. Sur ce point la CGT avait privilégié les propositions suivantes qui auraient bénéficié à l’ensemble des salariés :

 

  • Revalorisation de la prime vacances à 800 €
  • Augmentation de la participation employeur à la mutuelle.

 

Enfin, concernant la négociation relative à l’abondement, la Confédération Générale du Travail rappelle que cela ne relève pas de ses revendications.  A l’heure où les salariés sont de plus en plus nombreux à débloquer leur prime d’intéressement pour financer leurs congés annuels, voire leurs impôts sur le revenu, nous réaffirmons que seul le salaire permet de relancer réellement l’économie et de maintenir les garanties sociales collectives de notre pays.

Les négociations annuelles obligatoires relatives à la rémunération et au partage de la valeur ajoutée doivent en priorité être axées sur l’augmentation du salaire de base, seul élément pris en considération pour le calcul des garanties sociales collectives que sont la sécurité sociale, la retraite et le chômage.